Introduction
Si nous examinons l’histoire de l’informatique, nous constatons que le même schéma se répète dans différents domaines. Tout d’abord, nous commençons par la version « bare-metal » d’une technologie, qu’il s’agisse de machines, de services ou d’applications. Au fil du temps, cette base physique cède la place à la virtualisation, qui apporte à la fois des avantages considérables et de nouveaux défis.
Les premières vagues de virtualisation
L’informatique elle-même en est un excellent exemple. L’essor des machines virtuelles a complètement modifié la façon dont nous gérons la haute disponibilité, l’évolutivité et la maintenance dans un internet en constante évolution. En découplant les charges de travail des serveurs physiques, les organisations peuvent fonctionner plus efficacement, se remettre plus rapidement des défaillances et s’adapter dynamiquement à la demande.
La deuxième vague est venue des applications et des services, qui ont évolué sur des voies légèrement différentes mais parallèles.
Virtualisation des applications
Nous avons assisté à l’émergence de technologies de virtualisation des applications telles que :
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Citrix (XenApp, applications et bureaux virtuels)
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VMware (ThinApp, puis Horizon)
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Microsoft RemoteApp
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Parallels RAS
Ces plateformes ont permis aux entreprises de fournir des applications aux utilisateurs sans les installer directement sur leurs appareils, réduisant ainsi les problèmes de compatibilité et centralisant la gestion.
La virtualisation des services et l’informatique dématérialisée
Du côté des services, nous avons assisté à des innovations telles que Docker et Kubernetes, qui ont permis de conteneuriser les charges de travail à des fins de portabilité et d’évolutivité. Le modèle SaaS a permis de déplacer les applications des machines locales vers le nuage, où elles sont devenues plus résilientes, plus flexibles et plus accessibles.
Cette évolution a même donné naissance au mouvement « serverless », dans lequel les organisations peuvent exécuter des applications sans jamais gérer de serveurs physiques.
Avantages et inconvénients
Les avantages de ces vagues de virtualisation sont évidents :
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Évolutivité, les ressources pouvant être augmentées ou réduites en fonction des besoins
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La maintenabilité, avec des mises à jour et des correctifs appliqués de manière centralisée
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Réduction de la charge de maintenance, avec moins de temps consacré au matériel physique
Mais il y a aussi des inconvénients. Les services en nuage sont souvent synonymes d’abonnements permanents, et les pics d’utilisation inattendus, comme lors d’une attaque ddos, peuvent faire grimper les coûts en flèche. La prolifération des abonnements et des fournisseurs introduit également de nouvelles couches de complexité dans la gestion.
La prochaine vague : réseaux et sécurité virtualisés
La prochaine frontière de cette évolution est la mise en réseau et la sécurité. Même avant le covid-19, la tendance au travail à distance et au travail hybride prenait de l’ampleur. La pandémie l’a accélérée, rendant le concept de lieu de travail moderne plus critique que jamais.
C’est là que Secure Access Service Edge (SASE) entre en jeu. Chez Jimber, nous pensons que le SASE est la prochaine vague de virtualisation. Au lieu de s’appuyer uniquement sur du matériel sur site et des configurations complexes, SASE fournit un réseau défini par logiciel qui connecte les utilisateurs en toute sécurité sur tous les sites.
Avec SASE, les utilisateurs ne se connectent pas seulement au réseau, ils se connectent aux services dont ils ont besoin. L’authentification et l’accès sont toujours appliqués, ce qui garantit la sécurité sans sacrifier la productivité. Que les ressources se trouvent dans le nuage public, le nuage privé ou sur site, les utilisateurs bénéficient d’un accès sécurisé et transparent.
L’importance du SASE
SASE rationalise ce que les anciennes solutions ont rendu compliqué. Au lieu de jongler avec des pare-feu, des systèmes NAC, des réseaux virtuels sans fin et des tunnels vpn en pagaille, les entreprises peuvent unifier le réseau et la sécurité dans un cadre unique.
Les avantages sont transformateurs :
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Des opérations simplifiées avec moins de pièces mobiles
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Réduction du coût total de possession en évitant les chevauchements
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Amélioration de la productivité car les utilisateurs travaillent en toute sécurité depuis n’importe quel endroit.
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Meilleure posture de sécurité grâce à une application cohérente sur tous les sites
Conclusion
Chaque ère de l’informatique a suivi le même parcours, du physique au virtuel, du local au distribué. Les réseaux et la sécurité ne font pas exception. Avec SASE, nous avons désormais la possibilité de réduire le chaos, de diminuer les coûts et d’augmenter la productivité, tout en faisant de la sécurité un élément naturel du réseau plutôt qu’un obstacle.
Chez Jimber, nous considérons le SASE non pas comme une nouvelle tendance, mais comme la suite logique de son évolution. Une étape qui permet aux organisations de se développer plus rapidement, de travailler plus intelligemment et de moins se soucier de leur sécurité.